Portrait de l’industrie du tourisme et voyage
Que devient l’industrie du voyage ?
Des prophètes de malheur ont prédit que les agents de voyages et autres intermédiaires allaient disparaître puisque les produits de voyage sont facilement accessibles par l’Internet !
Augmentation du chiffre d’affaires des agences au Québec
Les données de l’Office de protection du consommateur, responsable du secteur du voyage au Québec, témoignent d’une réalité toute autre. En dépit de la crise financière qui a affecté le monde, les 801 agences de voyages du Québec ont vu leur chiffre d’affaires (3,57 milliards) augmenter de 9,7 % en 2009 par rapport à celui de l’année précédente. Sam Char, directeur général de Vacances Sunwing au Québec, déclare même que 2009 a été un été exceptionnel en ce qui concerne les forfaits pour les destinations soleil.
Augmentation du nombre de voyages effectués par les résidents canadiens
Statistique Canada rapporte qu’en 2009, malgré la récession, le nombre de voyages effectués par les résidents canadiens dans les pays d'outre-mer a progressé de 1,3 % par rapport à 2008.
Croissance continue du tourisme international
Selon l’organisation mondiale du tourisme (OMT), le tourisme international a connu une croissance continue au cours des dernières décennies : il est un des secteurs économiques connaissant une des croissances les plus rapides au monde.
L’Internet : une menace ou une opportunité ?
L’Internet joue un rôle prépondérant dans l’industrie du voyage. Des agences de voyages en ligne ont décidé d’utiliser cette nouvelle forme de distribution. Grâce à l’Internet, un plus grand nombre de voyageurs peut être rejoint permettant ainsi de réaliser une croissance de la vente de voyages.
Mais est-ce que des emplois ont été sacrifiés au profit de l’Internet ? La réponse est simple : le nombre d’emplois au Québec dans le secteur de la préparation de services de voyages a doublé depuis les années 1990, incluant tous les emplois cachés derrière Internet (Statistique Canada).
Le professionnel du voyage, une valeur ajoutée
Selon une déclaration qu’il a faite en novembre 2009 à un journal électronique « Express voyage » Philippe Sureau, co-fondateur du groupe
Transat déclare :
La force d’Internet a été de rapprocher le produit du consommateur, mais c’est aussi sa faiblesse car le consommateur est confronté à une offre qu’il n’est pas capable de trier. Il est confronté à un environnement où il ne sait pas très bien avec qui il fait affaire.
Ce qui est très important, c’est que les agents de voyages soient en mesure d’apporter une contribution dans le processus de vente. Je crois que cette plus-value humaine est très importante. Le fait qu’une machine soit plus forte que l’humain, je crois que ça tient du domaine du rêve.
Il va cependant falloir investir dans la formation et il y a un enjeu de ce côté-là : celui d’offrir des perspectives de carrière aux jeunes. Il faut trouver une façon d’offrir un profil de carrière qui soit plus intéressant aux jeunes.
Depuis 1979, le Collège April-Fortier, l’école du voyage, collabore avec l’industrie du voyage en donnant une formation de qualité afin de fournir aux entreprises du personnel compétent.
Perspectives d’avenir pour l’industrie touristique
Selon Statistique Canada, toutes les études confirment que les voyages font partie des priorités des consommateurs et qu’ils le resteront. À preuve, la tendance à faire trois ou quatre voyages par année demeure; les voyages sont souvent de plus courte durée et les marchés de niche tels le golf, le tourisme culturel et écologique ont la cote.
Dans son rapport "Enquête sur la population active dans le secteur du tourisme" publié en novembre 2009, le Conseil canadien des ressources humaines en tourisme (CCRHT) déclare que "le taux de chômage était négligeable dans le sous-secteur des services de voyages. En 2010, on prévoit que la pénurie de main d'oeuvre potentielle dépassera 13 000 emplois à l'année; d'ici 2025, ce chiffre pourrait connaître une explosion, pour atteindre près de 257 000 emplois."
Depuis sa fondation, le service d’aide au placement du Collège April-Fortier reçoit systématiquement beaucoup plus d’offres d’emploi que d’étudiants pour y répondre.




